fraude et tricherie en milieu universitaire:intervention du conférencier M.Mboé, Doctorant au département de Psychologie.UY1

Auteur  
# 08/07/2010 à 00:56 beauvard antoine ZANGA

UNIVERSITE DE YAOUNDE I
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THE UNIVERSITY OF YAOUNDE I
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Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines
******** Faculty of Arts, Letters and Social Sciences
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ASSOCIATION DES ETUDIANTS DE LA FALSH
********* FALSS STUDENT’S ASSOCIATION
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SEMAINE DE LA FACULTE DES ARTS, LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

EDITION 25-29 Mai 2010




Phénomène de la tricherie chez les étudiants
de la faculté des arts, lettres et sciences humaines :
Analyse psychologique




Par

Gustave Georges MBOE

Psychologue social des organisations, Doctorant Ph.D
ATER à la FALSH/UYI
Enseignant associé au CRADAT, CSSS-UCAC et IFD-CODEV
GSM : 94 80 67 78 ; 77 65 38 67 ; 22 61 07 16
Mail : mboegeorges@yahoo.fr
Site web : www.mboe-psy.com






Yaoundé, jeudi 27 mai 2010 à 14 heures Amphi 700
Introduction générale

La présence d’un psychologue dans un débat portant sur le phénomène de tricherie en milieu universitaire peut paraître paradoxale voire critiquable, tant l’opinion tend à trouver que le tricheur aura toujours les circonstances atténuantes auprès du psychologue. C’est que, pour dire vrai, la liste des érudits sur le thème semble être très sélective. On la restreint exclusivement aux juriste, sociologue, moralisateur (religieux).
Pour les juristes, la tricherie est une infraction c'est-à-dire, un acte volontaire et conscient et par conséquent passible de sanctions punitives. C’est la raison pour laquelle, un arsenal juridique y afférent a été minutieusement pensé et mis en œuvre. Les examens à l’université de Yaoundé I comme dans toutes les universités du pays comportent à cet effet, des dispositions précises. Pour faire simple, on y retrouve les cas de raisons pouvant être considérées comme tricherie et le barème des sanctions à appliquer chez les potentiels fautifs. (cf. La réforme universitaire au Cameroun, le Chapitre 3 relatif à la discipline des enseignants définit à l’article 49 les fautes susceptibles de donner lieu à des sanctions disciplinaires. On y cite : tout manquement aux obligations professionnelles (assiduité aux enseignements, présence effective dans le lieu de recherche, encadrement des enseignants et des chercheurs, encadrement des étudiants, préparation et surveillance des examens, correction des copies, évaluations diverses, participation aux jurys d’examen, secret des sujets d’examen et des délibérations des jurys, participation aux activités d’appui) ; tout acte portant atteinte ou susceptible de porter atteinte à la dignité ou à la déontologie universitaires ; tout acte partisan, isolé ou concerné de nature à empêcher le fonctionnement normal et régulier de l’Institution Universitaire ou des Etablissements) pour les juristes, seules des sanctions exemplaires à l’encontre des fautifs permet de juguler le phénomène et de le réduire à sa plus simple expression voire l’éradiquer purement et simplement.
Les seconds érudits de la thématique sont les sociologues. La tricherie est un fait social, ce que Durkheim considère comme une manière d’être, de penser et d’agir agissant sur l’individu de manière coercitive au point de ne pas lui donner la possibilité d’y échapper. Mieux, c’est un fléau social tributaire d’un environnement, d’une culture et qui, par le biais de la socialisation «processus d’adaptation d’un individu au milieu socioculturel dans lequel il est élevé » parvient à façonner l’individu, membre de ladite société. Par conséquent, du fait du caractère coercitif, aliénant et de domination que le groupe, mieux la société sur l’individu, il va sans dire que le pauvre se trouve ainsi prisonnier de son milieu. Une transposition dans le milieu universitaire laisserait indubitablement croire que la tricherie à l’université de Yaoundé I et en l’occurrence à la faculté des arts, lettres et sciences humaines influence tellement les étudiants au point où les pauvres n’ont plus d’autres raisons que de tricher. Ne dit-on pas que « l’Homme naît bon mais, c’est la société qui le corrompt. »
Pour les moralistes ou religieux, la tricherie n’est rien d’autre qu’un délit, un écart, une désobéissance mieux, c’est un péché c'est-à-dire, une transgression consciente et volontaire de la loi. C’est un acte qui traduit chez la personne fautive, un manque cruel d’éducation, une effronterie vis-à-vis de Dieu le créateur. En tant que tel, l’acteur d’un tel acte se doit d’avouer humblement de reconnaître sa faute, demander pardon à son Dieu, prononcer l’acte de contrition « déclarant sur l’honneur de ne plus recommencer » et pour espérer être pardonné voire absout. C’est pour cela que les religieux (chrétiens), bien que divergents sur la notion de confession –du moins sur le profil du confesseur- y voient en cette épreuve, le degré de prise de conscience chez le pécheur de la gravité de sa faute et de la possibilité d’y apporter une réponse divine définitive. La devise qui a cours dans un tel milieu laisse propulser l’écho de la maxime « une faute avouée est à moitié pardonnée ». Compte tenu du caractère clément, bon et miséricordieux, lent à la colère, amoureux et admiratif de l’être humain qu’il créé à son image… de Dieu Tout Puissant, la tricherie peut tranquillement prospérer si tant est vrai que si l’on confesse à chaque fois que l’Homme a succombé à la tentation, le Seigneur délivrera du mal AMEN. Cette conférence n’aura pour seule solution que de demander aux étudiants d’être des enfants de Dieu tout Puissant, trichant à tout vent et reconnaissant simplement leur péché devant Dieu.
Pourtant, le psychologue, spécialiste du comportement humain et des conduites humaines en toute circonstance, ne voit en la tricherie (action de tricher) qu’un comportement c'est-à-dire, manière de se comporter, de se conduire. C’est l’ensemble des réactions d’un individu. En somme, c’est l’ensemble des réactions observables objectivement d’un organisme ou d’une personne qui agit en réaction ou réponse aux stimuli venus de son milieu interne (organisme, conscience) ou du milieu externe (environnement). Tricher pour le psychologue garde toute son essence première de littérature à savoir : « enfreindre les règles d’un jeu, d’un sport, pour gagner. Dissimuler un défaut par un artifice ou par un procédé de métier » Larousse (2007).
Selon la méthode héritée des sciences pures, la méthode expérimentale, le psychologue apporte son éclairage sur ledit phénomène pour tenter une compréhension, une analyse, une description,une explication et même une prédiction après une observation minutieuse, l’émission des hypothèses, une expérimentation et une généralisation. Seulement, pour que notre communication actuelle soit mieux cernée par l’auditoire, nous allons, sur la base d’un questionnement exhaustif, tenter de déceler, tant chez les acteurs tricheurs que dans l’université, les mobiles susceptibles de légitimer la pérennisation d’un comportement qui a une incidence peu reluisante sur l’image de marque de l’université au point de la discréditer au sens large du terme. Ce questionnement se décline précisément sur les questions suivantes :
- quel lien entre l’université et la tricherie ?
- qui sont les tricheurs à l’université ?
- comment se décline (facettes) la tricherie chez les différents acteurs?
- comment procèdent les tricheurs ?
- quelle est la réponse de l’université (FALSH) à cet effet ?
- quelle est la personnalité du tricheur ?
- quelles sont les causes de la tricherie à l’université ?
- la tricherie consacre –t-elle la fatalité à l’université ?
- que propose la psychologie pour circonscrire le phénomène ?
Pour une meilleure progression de notre exposé, nous définirons les concepts clés en temps opportun avant d’y adjoindre l’argumentaire subséquent.
1. Le lien entre l’Université et la tricherie
L’université désigne un groupe d’écoles qui dispensent l’enseignement supérieur. C’est un lieu de formation théorique et pratique des étudiants. A cet effet, l’institution universitaire fait en général de l’évaluation des connaissances des étudiants, un passage obligé, une priorité en raison de sa valeur instrumentale et son incidence sur la formation académique. Un regard synoptique du fonctionnement de celle camerounaise (publique ou privée) nous montre qu’elle vise à donner la possibilité à toute unité d’enseignement fondamentale, complémentaire ou transversale (UEF, UEC, UET), à toute situation d’apprentissage (cours magistral, travail dirigé, travail pratique), d’être sanctionnée par une évaluation temporelle (Contrôle Continu) ou terminale (examens semestriels ou séquentiels/partiels). L’arrêté n° 99/0055/MINESUP/DDES du 16 novembre 1999 portant dispositions générales applicables à l’organisation des enseignements et des évaluations dans les universités d’Etat du Cameroun stipule clairement que les évaluations se font au cours des deux semestres. Elles sont constituées de contrôles continus (CC comptant pour 30% du quota de validation de l’unité d’enseignement ou du module) et d’examens terminaux ou semestriels, uniquement sous forme écrit, comptant pour 70% du quota de validation. Ceux des étudiants n’ayant pas satisfait aux conditions de validation pour l’admission à un niveau supérieur quelconque ou à un cycle, ont la possibilité de présenter un examen en septembre lors de la session de rattrapage connue sous le nom « session d’Eté ». Cette session d’examen est celle de la dernière chance pour les étudiants et probablement celle où l’ingéniosité des étudiants, enseignants et autres acteurs donne à voir en matière de tricherie. Le but de cet examen est de satisfaire la hiérarchisation des compétences, l’évaluation des connaissances et d’assurer l’équité, l’objectivité dans la gestion des passages de niveaux chez les étudiants.
Quant à l’examen, il désigne littéralement une épreuve ou un ensemble d’épreuves que subit un candidat. Terme polysémique, l’assertion à prendre en compte dans le cadre de cette communication est liée à une situation d’apprenant. C’est dire que la notion d’examen concerne le milieu universitaire (cadre de formation et d’évaluation des connaissances et autres compétences cognitives par excellence) et davantage les étudiants et enseignants, en particulier, et accessoirement, les autorités universitaires. Compte tenu des missions dévolues à l’Université camerounaise (enseignement, recherche, appui au développement, promotion du bilinguisme) et la résolution ferme qui sous tend l’ouverture au système LMD en vigueur depuis maintenant trois ans, le modèle de formation qui est désormais de mise est dit « professionnalisant ». Il exige et impose à l’étudiant camerounais, quelle soit son école, de bien asseoir l’acquisition des connaissances théoriques susceptibles de lui frayer un passage réussi dans l’exercice professionnel, un métier. La formation professionnelle est donc définie ici comme celle qui prépare le formé, l’apprenant à l’exercice d’une profession. L’optique est donc de renverser à long terme cette logique qui fait du diplômé universitaire camerounais rien d’autre qu’un chômeur. En clair, la nouvelle donne de formation que promeut l’université camerounaise plus que jamais se fixe pour objectif majeur d’immerger le produit fini (étudiant, apprenant) dans le monde du travail (professionnel) selon la formule suivante : un étudiant + formation professionnalisante = métier.
L’examen constitue donc un moment de sondage des capacités de rétention, de restitution, de notation et de classification suivant un ordre de mérite sur la base des notes et scores obtenus par chaque impétrant. Agissant comme un monstre froid, l’examen s’impose aux impétrants (étudiants), l’obligation à l’évaluation, à l’épreuve. Seulement, les moins ou pas du tout préparés, astreints à cette exigence et mus par la peur de l’échec, vont donc imaginer des astuces, stratagèmes « pour se tirer d’affaire. » Comme quoi, tant qu’il y aura des examens, il y aura la tricherie car, tous les étudiants n’appréhendent nécessairement pas l’instant de l’évaluation de la même manière. Mieux, la tricherie s’apparente à la silhouette pour l’université en général et à l’examen en particulier.
2. Du profil des tricheurs
Contrairement aux apparences qui ne voient la tricherie comme une réalité visible exclusive des personnes situées au bas de la hiérarchie de l’organigramme universitaire à savoir les étudiants, « minoritairement psychologiques » par essence, la réalité est toute autre. Certes, la lecture de l’extrait du décret n° 93/036 du 29 janvier 1993 portant organisation administrative et académique de l’université de Yaoundé I en son article 29 et 32 ainsi que l’extrait du règlement pédagogique de l’université de Yaoundé I soigneusement codifiés au verso de la première page du cahier de composition, reconnaît l’étudiant comme le seul, l’unique, le baobab, le numéro 1 voire « le Pichichi » de la tricherie à l’Université de Yaoundé I. En effet, en parcourant les alinéas de l’article 32 évoqué plus haut et notamment le 2ème, la bête à abattre est clairement identifiée et stigmatisée. Le ton qui s’en suit est par conséquent on ne peut plus claire et précis voire justifié. Il est dit laconiquement que : « tout étudiant suspect de fraude est immédiatement exclu de la salle d’examen, puis un rapport circonstancié signé de deux surveillants est soumis au Chef de l’Etablissement (Doyen ou Directeur d’Ecole) ». Et pour ce qui est des sanctions, l’alinéa 3 les classifie de manière croissante de (a) l’avertissement à l’exclusion définitive des Etablissements des Institutions Universitaires Nationales (e ) en passant respectivement par (b) le blâme qui peut être assorti d’une suspension partielle ou totale de toute forme d’aide ou d’assistance universitaire ; (c) l’interdiction de se présenter aux examens sanctionnant l’année académique en cours avec une suppression de toute aide universitaire ; (d) l’exclusion temporaire d’une à deux années académiques. Pourtant, lors d’une étude réalisée en février – mars 2006 à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines ayant fait l’objet d’une communication au colloque internationale de Psychologie tenue la même année au mois de juillet, présentée en collaboration avec le Professeur Raymond Mbede, alors Chef de Département de Psychologie et Haut cadre au MINESUP, il nous a été donné d’identifier les tricheurs de la FALSH bien tapis dans les départements (Enseignants), Décanat (scolarité, cellule informatique), banque (où les droits universitaires sont payés). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le phénomène semble s’enraciner au point de devenir indécrottable chaque fois qu’on imagine des stratégies pour l’extirper. Pour ceux qui refusent de voir là où le bas blesse, ils ont donc là l’occasion de retenir la dure réalité suivante : chaque fois qu’un mauvais comportement semble présenter des signes réels voire incontournables de résistances quand on veut l’extirper, c’est parce que plusieurs acteurs de la chaîne hiérarchique sont concernés. Un bon combat ne peut être gagné avec efficacité et efficience si et seulement si, les adversaires évoluent à visage découvert, dans le cas contraire, cela devient une gageure, une chimère, une simple vue de l’esprit.

3. Des facettes de la tricherie
De manière générale, la tricherie, en tant que quelque chose de peu orthodoxe car combattue, critiquée et critiquable, emprunte fort opportunément des chemins sinueux que défriche, au gré de l’ingéniosité, des circonstances et des finalités, la horde de tricheurs. Ainsi donc, en fonction du poste occupé sur l’échelle universitaire, chaque tricheur évolue avec ses moyens de bords. Le seul point d’intersection, le lit majeur où se la coulent douce tous les compères semble trouver sa légitimation et son fondement dans ses propos de Hoederer, cynique personnage du roman de Jean Paul Sartre, intitulé Les Mains Sales à savoir : « tous les moyens sont bons pourvu qu’ils soient efficaces. » Dans le milieu universitaire, cette phrase a été revue et corrigée pour donner « L’Homme n’est rien sans son bord. ». La présentation des facettes que prend la tricherie à l’Université de Yaoundé I et précisément à la FALSH est la suivante.
Pour les étudiants : nous nous inspirons de la nomenclature pour faire notre, les déclinaisons de la tricherie au cours de l’évaluation, de quelle que nature qu’elle soit. Ainsi, de l’extrait du règlement pédagogique de l’Université de Yaoundé I, la tricherie connue sous le nom d’infraction, est constituée à l’occasion d’une évaluation et a pour corollaires : a) la substitution de personne lors d’un examen ou d’un travail faisant l’objet d’une évaluation. Chaque moment de contrôle de connaissances en « fac » donne à voir de ce don d’ubiquité des étudiants à être présents en salle symboliquement alors même physiquement, leur ombre est aux antipodes du campus. Au nom de l’amitié, des ententes (arrangements mûrement consentis) sous le coup de quelques faveurs à venir, les cops arrivent à leur fin. b) l’utilisation totale ou partielle du texte d’autrui en le faisant passer pour sien ou sans indication de référence ; c) l’obtention par vol, manœuvre ou corruption de questions ou de réponses d’examen ou de tout autre document matériel non autorisé, ou encore d’une évaluation non méritée ; d) la possession ou l’utilisation avant ou pendant un examen de tout document ou matériel non autorisé (les TIC offrent de nouvelles formes d’astuces chez les étudiants) ; e) l’utilisation pendant un examen de la copie d’examen d’un autre candidat ; f) l’obtention de toute aide non autorisée, qu’elle soit collective ou individuelle ; g) la falsification d’un document à l’occasion d’une évaluation (fiche d’inscription académique, reçu de payement des DU, carte d’étudiant…). Il est aussi possible de voir la tricherie ici comme contagion affective. En effet, chez les étudiants, la proximité d’avec les tricheurs peut être un facteur stimulant pour le non tricheur au motif que « même si je suis intelligent, je triche parce que j’ai vu mon ami ou les autres tricher ».
Pour les enseignants : Nous partons de notre propre expérience d’étudiant, et davantage de surveillant des examens à la FALSH depuis février 2002 jusqu’à nos jours et d’enseignant-chercheur depuis 2003, des lectures et de participation aux sessions du conseil de discipline d’examens pour faire rejaillir les astuces dont sont victimes certains enseignants et qui prennent la justification de tricherie.
On relève entre autres : l’autorisation des signes particuliers (signatures, signes cabalistiques, numéro de téléphone) ; la proposition des épreuves lors des évaluations alors qu’on a été absent pendant tout le semestre ; le plagiat pur et simple des formes d’épreuve sans aucun lien avec le contenu de cours dispensé aux étudiants de son département ; des corrections fantaisistes de copies sans possibilité de brandir une correction subséquente ; la tribalisation des notes consacrant ainsi la prévalence des facteurs créant la proximité entre enseignants et enseignés (notes affectives) ; le harcèlement sexuel et davantage moral dans le but de contraindre les étudiants fortement abîmés moralement à des actions qui vont satisfaire l’enseignant.
Pour les services du décanat (scolarité, cellule informatique et contrôle financier) : la tricherie se décline par l’impartialité dans la gestion des cas litigieux constatés sur le terrain ce qui consacre la politique de deux poids deux mesures ; la délivrance volontaire des pièces officielles (relevés de notes, fiche d’inscription académique) à des étudiants n’ayant pas pour autant les notes requises ; le trafic d’influence auprès d’un responsable en exercice pour permettre à une connaissance de bénéficier des rétributions dues au statut d’étudiant.
4. Stratégies des tricheurs
Selon Le Petit Larousse Illustré (2004 : 967), la stratégie s’entend comme l’art de coordonner des actions, de manœuvrer habilement pour atteindre un but. Pour Akom et Ansart (1999), la stratégie désigne un « ensemble de moyens mis en œuvre par un ou des individus pour parvenir à leur fin, dans un système dont les règles implicites sont prônées par la combinaison de ces stratégies. » Ce concept prend ses racines du jargon militaire. Dans la théorie des jeux, elle se veut un ensemble de décisions prises en fonction d’hypothèses de comportement des personnes intéressées dans une conjoncture (c'est-à-dire, situation résultant d’un concours de circonstances, occasion favorable ou défavorable) déterminée. Ce concept garde donc la même signification et le même poids explicatif. A voir ce qui est déroulé par les tricheurs sur le terrain, on dira sans ambages qu’ils font leur la maxime selon laquelle « Tout chemin mène à Rome » à condition qu’on ne se fasse pas prendre en route. Pour s’enquérir des stratégies en vigueur à la « fac » en matière de tricherie, nous nous appuyons sur la publication dans le Journal Le Messager il y a quelques années des résultats d’une enquête réalisée par l’ADDEC relative aux techniques de vente des notes à l’université de Yaoundé I. Aussi, on peut y adjoindre le fait que chaque période d’examen à l’université de Yaoundé I permet d’être édifié sur les formes multiples, variées et complexes de la tricherie en fonction des paliers de tricheurs constitués à dessein.
Des étudiants, il convient de les classer en trois catégories distinctes : les étudiants « mougou » ou sans galons, les étudiants « très forts » et les étudiants « super protégés »
Des étudiants dits mougou ou sans galons, il s’agit de ceux consciencieux et jaloux de leur statut à défendre et surtout soucieux de leur formation et de leur avenir, qui ne ménagent aucun effort pour être à la hauteur des espérances placées en eux par leurs parents ou tuteurs. C’est eux qui prennent part aux cours, participent à toutes les évaluations, se triturent les méninges lors des exposés et autres travaux de recherche, payent leurs droits universitaires à temps et se rendent conforme aux exigences académiques lors des évaluations subséquentes (ponctuel, calme, sérénité, studieux, respectueux, travailleur, coopératif en cas de problème, humble…)
Les étudiants « très forts » sont ceux qui clament haut et fort que l’école ne sert à rien, que la faculté veut dire facultatif, insultent les enseignants les moins gradés, disent connaître tel ou tel enseignant, connaissent tout de l’université au motif que leur frère et/ou sœur a fait ou fait des études supérieures. Ils ne sont jamais en classe, manquent les devoirs, ne se présentent jamais aux sessions de rattrapage des CC, ne sont pas en règle vis-à-vis de la faculté, ne savent pas leur réel niveau d’étude mais brandissent des documents falsifiés. Ils attendent la dernière semaine avant les examens pour envahir les amphis avec seaux d’eau et couverture « faire la couchette ». C’est eux qui, hantés par la peur voire le déni de l’échec, vont donc fabriquer toutes sortes de « missiles », « cartouches en accordéon », filmer les cours avec des appareils sophistiqués ou encore vont s’asseoir aux côtés de leurs camarades brillants pour les draguer pendant la période des examens. Les étudiants fonctionnaires qui reviennent sur les bancs s’y recrutent dans cette catégorie, eux qui clament haut et fort qu’ils ont déjà un matricule à la fonction publique et viennent préparer leur retraite. Pour eux, l’argent est l’unique arme.
Enfin, les étudiants « supers protégés » sont ceux qui bénéficient de l’appui d’une personne quelconque, indépendamment du grade ou du statut, stratégiquement placée dans le système universitaire directement ou indirectement, mais dont l’intervention donne droit à un résultat avantageux au protégé qui se trouve en difficulté. A l’instar des « très forts », ils sont, selon notre enquête de 2006 impolis, tricheurs, agités, agressifs, désordonnés, opportunistes. Peu importe la sanction prise en leur encontre, une fois que la « connaissance haut placée » est briefée sur le problème, le tour est joué et, bonjour les railleries puériles du genre « tu croyais que tu allais me faire quoi ? Tu ignorais que nous avons le pays en mains ? » Une réflexion du Dr Fogue, enseignant à Soa et publiée dans le quotidien Mutations N° 2645 et 2646 du jeudi 29 et du vendredi 30 avril 2010 en page 15 est assez édifiante de la force de frappe des étudiants « très forts et supers protégés » cet enseignant a eu droit à une bastonnade en plein campus après avoir surpris deux étudiants en salle avec documents compromettants. Malgré leur culpabilité reconnue et sanctionné lors du conseil de discipline, les dits étudiants ont eu leurs diplômes universitaires au mépris des sanctions prononcées contre eux lors du conseil de discipline.
L’argent, le trafic d’influence, les « cartouches » ou « bords » selon le jargon universitaire sont donc les stratagèmes que nos bons tricheurs utilisent pour arriver à leur fin.

5. Profil psychologique du tricheur
Quelque soit le bord à partir duquel on veut cerner le tricheur et contrairement aux apparences qui font du tricheur une « personne forte », le psychologue est ferme là-dessus. Le tricheur n’est rien d’autre qu’un peureux : seule une personne qui a peur se rend coupable d’actes peu orthodoxes pour cacher son incapacité, ses difficultés, ses doutes. Il est victime de son propre dysfonctionnement cognitif : il a un raisonnement biaisé sur la réalité des choses telles qu’elles sont en réalité et les voit plutôt uniquement que sous un prisme personnel. C’est une personne qui nourrit un complexe (d’infériorité ou de supériorité). En effet, prenant conscience sur le tard de son manque d’engagement au statut d’étudiant avec tout ce que cela comporte comme exigences à satisfaire pour mériter les rétributions y afférentes sur la base de ses contributions préalables, il est obligé de se voir ébranlé sans pouvoir être capable de se défaire de ses illusions prégnantes.
Selon l’approche psychopathologique, le tricheur fonctionne selon le « principe de plaisir » Il n’a pas intégré les normes et règles de la société dont la mise en place commence au stade anal (3-4 ans). Toute personne agissant comme « çà » première instance psychique de la structuration de la personnalité est considérée comme déviante. C’est une personne à un « Surmoi » fragile, dominé par le çà. En somme, c’est un patient qui mérite une prise en charge psychologique au sens profond du terme afin qu’il puisse revenir sur la route de la raison, et espérer se mouvoir en toute quiétude ou encore accepter de se mouvoir même avec des difficultés conscientes sans pour autant être dévalué.
6. Origines des mobiles légitimant la tricherie à l’université
Elles sont exclusivement de deux ordres pour le cas du phénomène soumis à notre humble et modeste analyse. La tricherie trouve ses origines en le tricheur (environnement micro biologique social) et dans l’environnement social de l’université ou de la faculté.
Au niveau psychologique ou interne, la tricherie provient de l’inconsistance psychologique, de l’inconfort que crée la période d’évaluation chez l’étudiant. Comme nous l’avons dit plus haut, le tricheur est une personne qui réalise sur le tard son manque d’engagement, sa prise de conscience sur les efforts qu’il devait faire et qui donne l’impression d’être surpris par la venue des choses dans son univers cognitif. Habité donc par la peur mieux, le refus de l’échec mais ébranlé par la très grande assurance et conviction de réussir, il se lance donc dans des actions susceptibles de provoquer les résultats qui, en réalité ne sont pas attendus de lui, dans une situation normale de production et dans le cas d’espèce, de la production intellectuelle. Les conséquences négatives de l’échec sont perçues par le tricheur comme déshumanisantes, humiliantes et par conséquent à éviter à tout prix et à tous les prix. Chez le tricheur, il n’est pas des situations impossibles de contournement. Pour lui, il est dans l’intérêt de l’éleveur de nourrir son porc, sa poule, son bétail le jour du marché et réaliser des bénéfices de la vente. Comme quoi, le proverbe beti qui dit « qu’on n’affûte pas sa lance devant le lièvre » est une vraie hérésie, le refuge des faibles, peureux. Pour un homme « fort », un « vrai chasseur », c’est même devant le lièvre que le chasseur adroit, futé et consciencieux doit affûter sa lance.
Au niveau externe de l’étudiant, on fait allusion à l’environnement immédiat de l’université et par la suite à l’environnement social c'est-à-dire hors campus et donc social général.
Sans insulter qui que ce soit, force est de stigmatiser que l’environnement de l’université de Yaoundé I et particulièrement la FALSH est propice à la tricherie, à la fraude, à l’infraction. Le trafic d’influence avec la logique des godasses et des parapluies, la vacuité des décisions et autres sanctions du conseil de discipline, le fait de se cacher derrière des lois désuètes sous le prétexte que « le Cameroun a des belles lois », la prévalence des facteurs de proximité, le laxisme et l’impunité, le sentiment à-quoi-bon-iste, le manque de conscience professionnelle de certains enseignants (abandon des amphis, épreuves pièges, notation à tête chercheuse), la clochardisation voire le harcèlement moral des moins gradés, la désinvolture criarde de la majorité des étudiants, la logique des délibérations systématiques, le non respect des directives universitaires, les enchevêtrements dus au flou organisationnel, rejet des responsabilités sur les autres (attributions causales) sont autant d’éléments qui ont créé et entretiennent un environnement propice à la pérennisation, à la duplication des nouvelles techniques voire à la nobélisation de la tricherie. D’après les données de nos enquêtes et les témoignages des étudiants, la gangrène est telle que le médecin risque de signer purement et simplement l’euthanasie. On y parle de l’argent physique en espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi des dérivés (bons de carburant, cadeaux divers), de favoritisme « bien qu’ayant fait un devoir en groupe, une personne se retrouve avec une note supérieure à celle des autres membres du même groupe » ou « des signes cabalistiques sont glissés dans les copies ainsi que d’autres marques de reconnaissance des copies au moment de la correction », cours bâclés, chantages des enseignants, dénigrement de ceux qui veulent enseigner vraiment « tel professeur passe son temps à brandir ses grades académiques et à dire aux étudiants, je vais vous montrer pourquoi beaucoup n’a pas S pourtant c’est une marque du pluriel », de vente des épreuves « certains délégués des étudiants sont à la solde des enseignants qui se rendent coupables de telles pratiques », de chosification des enseignants « un étudiant pris en flagrant délit de tricherie est allé remettre la somme de Cent mille francs à un responsable académique pour étouffer l’affaire », de protectionnisme de ses protégés « certains enseignants refusent systématiquement que les collègues corrigent leurs copies sous le prétexte que seul l’enseignant sait comment il a enseigné »… Toutes ces récriminations et bien d’autres vont contre de l’éthique universitaire, la conscience professionnelle, gouvernance universitaire, équité… Certains étudiants et enseignants et même des responsables du système universitaire en particulier affirment que trop de personnes se montrent tellement bas, inconsistantes sur le plan psychologique mais pullulent dans un système caractérisé par la circulation de l’argent et l’interventionnisme à outrance. Ces comportements sont de nature à décrédibiliser/discréditer l’université pourtant voulue et conçue comme un haut lieu de prestige.
Au niveau du territoire national en général, le taux élevé du chômage des diplômés du supérieur, la diplômie ouvrant la voie au faux et usage du faux, la prise en compte du diplôme comme critère de recrutement et de définition de la grille salariale, la clochardisation des universitaires par le politique, la promotion des incultes « derniers de la classe », la cooptation, le parrainage, le positionnement stratégique, la corruption ambiante (la Cameroun a d’ailleurs été double champion du monde en la matière selon Transperancy International), la gestion alambiquée voire tatillonne des faux diplômés pourtant décriés lors des concours administratifs donnant accès à la fonction publique camerounaise, la banalisation voire l’instrumentalisation du faux, « l’assomption des contre-valeurs » expression chère au Professeur Mono Ndjana…il va sans dire que la tricherie a encore de beaux jours devant elle à l’université de Yaoundé I en particulier et même à l’échelle nationale en général.
7. Perspective psychologique face au phénomène
Avec un tel tableau, faut-il croire que les carottes sont définitivement cuites ? La psychologie qui prétend faire du comportement son objet d’étude et du psychologue l’ingénieur de tout comportement jugé problématique perdraient-ils là tout estime ? Que non, autant la psychologie parle avec délectation de la tricherie qui a cours à l’université de Yaoundé I et précisément à la FALSH en particulier, autant le psychologue que je suis, toute proportion gardée, croit dur comme fer que la solution est cernable voire à circonscrire. Pour illustration, je vais convoquer trois personnes qui ont été rendus célèbres dans la discipline : Ivan Petrovich Pavlov, John Broadus Watson et William James. Le premier a été rendu célèbre à la postérité scientifique par son expérience sur le réflexe conditionné dont le chien lui a permis de mettre en exergue. C’est ainsi qu’il postula que « (…) l’humanité disposera d’avantages incalculables et d’un pouvoir extraordianire de contrôle du comportement humain quand les scientifiques seront capables de soumettre leurs propres amis aux analyses extérieures qu’ils utilisent pour tout objet naturel, et lorsque le cerveau humain pourra se contempler lui-même non pas de l’intérieur mais de l’extérieur. » Le deuxième, qui a reçu les clés du courant dont il est le pionnier et par ricochet est devenu le père fondateur de la psychologie moderne a fait de son behaviorisme, en dépit des critiques mais non de l’abandon, une source intarissable de solutions pour non seulement comprendre le comportement humain mais, également de pouvoir le contrôler efficacement au point de le reproduire. Non seulement il dira qu’il « faut procéder avec l’homme comme avec l’animal », Watson, faisant foi au conditionnement opérant, à la capacité de contrôler et de reproduire bref de moulage du comportement, il dira dans une phrase restée célèbre et actuelle dans les milieux de formation « Donnez-moi une douzaine d’enfants, indépendamment de leur origine et dans des conditions que je vais les mettre, j’en ferai qui des médecins, qui des avocats, qui des voleurs… » Susceptible d’être observé et reproductible, le comportement « orthodoxe » c'est-à-dire celui voulu, non tricheur déjà observé chez certains étudiants peut et doit être mis en exergue, encouragé et reproduit.
William James quant à lui est rendu célèbre avec son pragmatisme, c’est d’ailleurs ce principe qui sous-tend l’hégémonie américaine à l’échelle mondiale. Pour lui, une théorie/idée n’est vrai/bonne que si elle s’accompagne d’applications pratiques. La réponse de l’université en matière de tricherie reste le conseil de discipline et les sanctions citées plus haut. En se risquant sur un possible bilan, tout laisse croire que les tricheurs ont le vent en poupe. Doit on allègrement continuer à administrer le même traitement alors que nous sommes au stade des métastases ? Le dernier conseil de discipline tenu à la FALSH nous permet de croire que les choses vont prendre une autre tournure à condition que les atavismes ne prennent pas le dessus.
La grille de lecture ternaire de la psychologie sociale et la théorie des contingences en psychologie des organisations nous permettent de comprendre que la relation entre l’Etudiant et l’Université est réciproquement entretenue par rapport à la connaissance. Seulement, l’accès à cette connaissance (objet réel, palpable) laisse émerger des stratégies contextuelles dont la tricherie en constitue une preuve. Comment faire donc pour que le mal soit juguler ou du moins être circonscrit à sa portion congrue, nous réclamons certes, une application pure, sûre et dure – sans fioriture et sans complexe- de la réglementation en vigueur. Mais davantage, nous suggérons que l’Université en général et les acteurs en particulier fassent leur introspection afin de revenir à l’orthodoxie qui sied à ce milieu tant prisé en matière de distribution des connaissances. Un comportement qui perdure dans un milieu est la preuve de l’existence d’une situation tenant lieu de faille permettant aux uns et autres de se tirer d’affaire.



Conclusion
Une organisation n’a que deux possibilités : soit elle progresse (en produisant bien et en satisfaisant son entourage) soit elle régresse du fait des actes peu orthodoxes (e t meurt de sa plus belle mort). Cela s’applique bien à l’université camerounaise dans son ensemble. Son avenir et/ou sa disgrâce restent profondément tributaire de la gestion qu’elle réserve à la tricherie, stigmatisée en son sein comme véritable fléau et poison lent, détruisant tel le virus du VIH SIDA dans le corps, toute velléité de résistance. Sans pour autant légitimer la fatalité, nous osons croire que la magnificence du proverbe Malinké suivant reste et doit rester d’actualité à la FALSH : « à comportement du mouton, réaction du berger » car, si nous sommes aussi résolument tournés à l’horizon 2035 comme le reste du pays, nous nous devons de garder présent à l’esprit cette interpellation : « Faculté des arts, lettres et sciences humaines, qu’auras-tu fait de la tricherie ? »






Références bibliographiques
1. Mboe Gustave Georges et Mbede Raymond (2006), Relations conflictuelles entre étudiants et « étudiants-surveillants » pendant les examens académiques à l’Université de Yaoundé I : lecture psychologique du phénomène au sein de la FALSH, contribution au colloque international de psychologique sur le thème Violences et conflit en société, Yaoundé, juillet 2006
2. Mboe Gustave Georges (2007), Période d’examens terminaux et paix dans les amphis : approche du phénomène à la FALSH de l’Université de Yaoundé I, contribution à la 1ère conférence annuelle de Campus pour Christ et Dialogue International sur le thème : Building a Culture of Peace & Dialogue in African Higher Institutions of Learning : Best Practices, Models & Strategies, Yaoundé, 4 juillet 2007
3. Mboe Gustave Georges (2009), « L’opération Epervier » et la tendance pyromane chez les potentiels justiciables camerounais : un regard psychologique du phénomène, réflexion publiée dans le quotidien Le Jour n°
4. Githongo, J. (2006), « La lutte contre la corruption : l’éternel combat » in Jeune Afrique Hors Série n°12/2006 p.139
5. Kom, A. (2005), « Crise des universités camerounaises : mêmes causes, mêmes effets » in La Nouvelle Expression n° 1638 du vendredi 30 décembre 2005, p.3
6. Marlet,D. et Boni,F (2003), « L’école devrait être un lieu de travail et d’apprentissage sûr » in La violence au travail, OIT (2003), Génève, pp.27-31
7. La réforme universitaire au Cameroun du 19 janvier 1993 signée par Le Président de la République du Cameroun, SE Monsieur Paul Biya.
8. Akom, A. et Ansart, P. (1999), Dictionnaire de Sociologie, Paris, Le Robert/Seuil.

# 08/07/2010 à 01:07 beauvard antoine ZANGA
Salut chers camarades,
j'ai jugé utile de vous faire lire cette intervention d'un grand frère à nous, du département de psychologie, qui pendant la semaine de la faculté 2010, est intervenu sur un sujet for éloquent: celui de "la fraude et tricherie en milieu universitaire".
Bonne lecture.
Beauvard.
# 09/07/2010 à 08:43 Ange NGAMO
Salut Antoine,
Un article qui parle par lui-même. Il est certain qu'il y a encore beaucoup de travail a abattre pour venir à bout de la tricherie. Je pense pour renchérir la pensée de M. MBOE que nous devons tous nous y mettre pour que es choses changent...
Une belle intervention somme toute, à lire et à relire.
Cordialement,
Ange NGAMO
# 20/07/2012 à 11:28 pezit matondo
jai vraiment aimée ce document
# 05/11/2012 à 17:10 Tomas25 (site web)
UQdcmNpuDSkPvr http://huehbxbg37gbq781sbha45.org CawpqIlEfkOGHhPSjybHkhQTxfJE
# 07/11/2012 à 16:47 Exeselenfof
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