L'Etudiant Camerounais vers des sentiers Incertains:

Auteur  
# 30/07/2010 à 15:17 Vivien NJOUNGUI EDOUNG
L’ETUDIANT CAMEROUNAIS VERS DES

SENTIERS INCERTAINS

L’HISTOIRE D’UN SYSTEME UNIVERSITAIRE CHANCELANT

Depuis l’avènement de l’ère post indépendante dominée par le monopartisme, les étudiants Camerounais vivaient la meilleure époque de leur existence dans l’arène Universitaire. Bourse semestrielle, argent de poche, aisance matérielle et financière, commodité régulière d’usage constituaient la panoplie de prérogatives dont bénéficiaient les étudiants. A la faveur de ce privilège d’antan nourri par l’Etat providence et Celui paternaliste, l’étudiant ne s’abreuvait plus à la source des parents, puisqu’ils étaient devenus autonomes et indépendants, ceci à la faveur des grâces de l’Etat. On se souvient d’ailleurs que les étudiants de Licence percevaient une bourse de 3O milles Frs CFA, ceux de maîtrise 4Omilles et 5Omilles Frs pour les étudiants de Doctorat. Ce faisant, on remarquait que ce sont ces derniers qui parfois venaient à la rescousse de leurs parents lorsqu’ils manifestaient des signes d’essoufflement et d’étranglement financière à cause des lourdes charges para scolaires. Les géniteurs étaient alors fiers et honorés d’avoir des enfants à l’Université. Mais la moisson aura vite fait de suspendre son abondance, le bonheur n’aura duré que l’instant d’un battement de paupière ; nous sommes dans l’intervalle 1961 - 1980. Dès 1985, l’Etat bienfaiteur commence à serrer les vannes. A partir de ce moment là, l’étudiant Camerounais va entamer la marche vers les sentiers d’un malheur interminable. La cause est toute évidente. Le Cameroun autant que certains pays Africains subit de plein fouet, les atrocités d’un contexte économique chancelant et déstructurant, corollaires de la naissance des facteurs structurels et surtout conjoncturels. Une conjoncture liée à la baisse du Produit Intérieur Brut (PIB) et de l’augmentation de la dette extérieure. Du coup, l’Université Camerounaise va s’ébranler au point ou dès l’amorce des années 1990, la bourse universitaire va disparaître. En 1993 avec la cassure de la seule Université de Yaoundé en six (06) Universités d’Etat, le Cameroun commence à sombrer, le système universitaire désormais établi sur du sable mouvant, subit les risques d’effondrement, les étudiants broient du noir, les parents ne savent plus à quel sein se vouer parce que ne comprenant pas ce qui arrive à leur pays. La triste situation n’empêchera pas aux Universités d’atteindre des effectifs impressionnant, entraînant ainsi la course à la « diplomation ». Un principe guidera désormais le quotidien des étudiants : « Chacun pour soi, Dieu pour tous ».Pour coller à la mouvance internationale, l’Etat doit faire de la récupération du système anglo saxon .Voici que depuis 2007, le cœur du système universitaire Camerounais bat au rythme du Licence Master Doctorat (LMD).Dans ce contexte obligeant et désobligeant , l’étudiant transformé contre son gré en victime résignée, continu toujours d’attendre les fruits de la professionnalisation des enseignements.

Vivien NJOUNGUI EDOUNG

# 03/08/2010 à 14:51 Ange NGAMO
Salut Vivien,
Merci pour cet article à épigone politique. Cependant, le LMD est une construction pour laquelle tous donnent de leur contribution. Pas nécessaire de toujours attendre l'aide d'en haut.
Cordialement,
Ange
Répondre à ce message

Vous n'êtes pas autorisé à poster un message sur le forum.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

lmf-05-photos.jpg